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Les mediums à peindre

  • Photo du rédacteur: Nadège Christophe
    Nadège Christophe
  • 13 janv.
  • 2 min de lecture


Les mediums à peindre sont des adjuvants à la peinture permettant d’en modifier ses particularités. Certains vont être mélangés à la peinture tandis que d’autres seront employés seuls. Ils sont indispensables si l’on souhaite peindre de façon classique (par couches successives), mais restent facultatifs lorsque l’on peint Alla Prima, soit en une seule séance dans le frais.

L’utilisation de certains mediums à peindre demande une grande prudence, notamment liée à l’emploi des solvants (essence de térébenthine, essence de pétrole, essence sans odeur, white spirit) communément utilisés afin d’accélérer le processus siccatif car ceux-ci produisent des vapeurs potentiellement toxiques. Ils doivent être employés dans une pièce bien ventilée et en l’absence de personnes fragiles aux alentours. Personnellement, je n’utilise plus de solvant agressif pour les voies respiratoires dans mes peintures auquel je préfère des alternatives plus saines telles que l’essence Aspic (issue de la fleur de lavande), des huiles aux différentes propriétés siccatives (lin, noix, œillette, carthame), ou des médiums sans solvant à l’alkyde. La lecture des pictogrammes et de la composition des produits avant achat vous permettra d’utiliser les mediums à peindre de façon éclairée.

 


Quelques points de repère :


  • Medium traditionnel : mélange composé d’huile, de solvant/essence et de résine végétale (dammar, copal).


  • Medium à l’alkyde : mélange composé d’huile et de résine synthétique, l’alkyde. Afin d’améliorer le pouvoir séchant du medium, certains fabricants y ajoutent du solvant/essence. Les tableaux peints à l’alkyde ont un temps de séchage réduit en comparaison au medium traditionnel.


  • Huile : liant de la technique de peinture à l’huile. Traditionnellement les huiles utilisées sont celles au lin et de noix car à fort pouvoir siccatif. Afin d’éviter le jaunissement des couleurs les plus claires, les anciens peintres pouvaient utiliser de l’huile d’œillette. L’emploi de celle-ci est cependant à limiter afin d’éviter d’allonger le temps de séchage de la peinture. Pour contourner cette contrainte, l’emploi d’un siccatif est parfois recommandé. De nos jours, certains industriels broient les pigments avec de l’huile de carthame. Du fait que cette huile ait fait son apparition plus récemment dans le monde de l’Art, sa résistance dans le temps ne peut être estimée de façon fiable.


  • Solvants/essences : permettent de diluer les peintures. Ils peuvent être naturels (essence de térébenthine, essence aspic) ou issus de la pétrochimie (essence de pétrole). Ces produits irritants doivent être utilisés avec précaution et parcimonie. Pour peindre, je privilégie l’essence d’Aspic, extraite de la fleur de lavande. Cette essence naturelle utilisée également en aromathérapie serait non-toxique pour l’homme, à faible dose. De nos jours, les industriels proposent des alternatives sans solvant pour les plus fragiles d’entre nous.


  • Vernis : composé de résine et d’essence, il protège un tableau des agressions extérieures et ajoute un fini particulier (brillant, mat, satiné). Le vernis est appliqué sur une toile totalement sèche sous peine de voir apparaître des craquelures dans le temps. Il est généralement recommandé d’attendre entre 6 à 12 mois de siccativation (en fonction de l’épaisseur de l’empâtement)  avant de vernir une toile. Entre temps, il est néanmoins possible d’utiliser du vernis de retouche afin d’homogénéifier certaines zones mates d’un tableau.



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